LE MOUTON BOULONNAIS

Race ovine rustique du Nord de la France, la Boulonnaise reprend le dessus après un passage à vide de 30 ans ayant quasiment entraîné sa disparition.
La relance de la race a été appuyée depuis une vingtaine d’années par le Centre régional de ressources génétiques Nord-Pas de Calais.

Description:

Le mouton Boulonnais se reconnaît grâce à ses oreilles bien « dressées », qui sont une caractéristique de la race. Il est doté d’un corps long, charpenté et cylindrique, sa tête est fine et de couleur bleutée.

Le poids des béliers varie entre 120 et 130 kg et pour les brebis de 75 kg à 90kg.

Origine:

L'origine du mouton Boulonnais est à rechercher dans la race Artésienne (émanant du mouton Flamand), qui fut croisée aux XVIII ème et XIX ème siècles avec des béliers britanniques.
Après un siècle de sélection, la race fut fixée vers 1880.
Estimée à 170 000 têtes en 1923, la race a très fortement régressé durant la seconde moitié du XX ème siècle.
Cependant, quelques éleveurs opiniâtres ont continué à la sélectionner en race pure jusqu'à la création de l'Association des éleveurs de moutons Boulonnais en 1984, en partenariat avec le Centre régional de ressources génétiques Nord-Pas de Calais.
La race est à nouveau reconnue officiellement depuis 1991 par le Ministère de l'Agriculture et adhère à l'Association des Livres Généalogiques Ovins (ALGO).

Localisation:

les élevages de la race sont localisés dans la partie occidentale de la région Nord-Pas de Calais et sur la côte Picarde.

Débouchés économiques :

La race est reconnue principalement pour sa production d’agneau de boucherie. La création de la filière Agneau Boulonnais permet en effet, de commercialiser ce produit de qualité auprès de 6 artisans bouchers régionaux.

Quelques chiffres:

1100 brebis sont inscrites au livre généalogique
50 béliers en activité
30 éleveurs adhérents à l’Association

Situation
actuelle :

Le cheptel Boulonnais regroupe près de 2 000 reproducteurs cantonnés dans les deux régions Nord-Pas de Calais et Picardie. La race bénéficie depuis quelques temps d’une croissance des effectifs.

Il existe aujourd’hui de nombreuses collaborations entre les éleveurs et les gestionnaires de milieux naturels, en effet les moutons entretiennent certains milieux (ex: les coteaux calcaires) par leur pâturage et évitent ainsi l’embrouisaillement.