Interview de Jean-Yves COOLS

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

On peut dire qu’il connaît le territoire du Parc naturel régional Scarpe-Escaut comme sa poche. Tout comme celui de son voisin belge, le Parc naturel des Plaines de l’Escaut. Passionné par le patrimoine local, Jean-Yves Cools, également Greeter (guide touristique bénévole) a créé son Club de marcheurs en 2002.

- Nous avons franchi les 2 000 kms au coeur du Parc naturel transfrontalier depuis 2002 !

Sa nature est celle d’une campagne entre pays minier et forêt.

- Quand je suis au sommet du Mont de Ligne – qui fait juste 40 m de haut - je me sens sur le toit du monde. En haut du terril de Sabatier ou de celui de Chabaud Latour, les panoramas sont splendides : personne ne peut imaginer qu’il y avait là tout un complexe industriel. C’est un bel exemple de reconquête organisée d’un espace naturel. Je suis persuadé que la nature reprend de toutes façons ses droits même si elle s’adapte à la situation nouvelle. Ne voyons-nous pas des arbres s’installer sur des murs ou cheminées, l’eau dans des effrondrements miniers ? Preuve que la nature n’a pas de limite et invente ses propres solutions. Nous sommes un élément de cette nature, ce qui nécessite humilité et respect.

Toujours volontaire quand il s’agit d’être partenaire du PNR Scarpe-Escaut, Jean-Yves Cools s’avoue parfois désabusé par des décisions prises au nom de l’intérêt économique et politique, plutôt qu’au nom du bon sens et de la préservation de l’environnement ou par des divergences d’actions que l’on soit d’un côté de la frontière ou de l’autre.

- On a cette chance-là d’habiter dans un territoire tout de même préservé.