Interview de Jean-Marc POPINEAU

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

Il est né à Paris, mais le berceau de ses ancêtres est Senlis, depuis le XIVe siècle. Ses racines sont ancrées à Roberval, dans le Val de Rouanne. Jean-Marc, professeur d’histoire-géographie au lycée Jean Rostand de Chantilly, a d’ailleurs consacré 400 pages à ce village, sa thèse de doctorat. Ce spécialiste de l’espace rural est aussi vice-président de la Société d’Histoire et d’Archéologie de Senlis et chercheur associé à l’Université Jules Verne de Picardie à Amiens. Il cherche, il scrute au milieu des ruines et des ronces.

- La nature est comme un palimpseste, elle enregistre tout. Rien ne s’efface des aménagements humains. Mon travail, c’est d’arriver à relire. étudier la nature d’autrefois pour comprendre comment elle a évolué pour être ce qu’elle est aujourd’hui. Pourquoi y a-t-il un bois ici, un champ là, pourquoi la rivière coule à cet endroit... Ici, tout est humain, tout est artificiel, modifié par l’homme, qui a beaucoup influencé la nature et inversement. C’est ce qui me passionne. La forêt, composante majeure du Parc naturel régional Oise-Pays de France, au temps des Romains, il n’y en avait pas. La nature au sens propre du terme, elle n’existe plus, c’est une réadaptation de la végétation à la pression humaine.

Roberval est surmonté par le viaduc de l’autoroute A1, construit en 1964, «  une structure épouvantable qui fait un bruit d’enfer en plein milieu du village ». Aujourd’hui, avec des structures comme le Parc, ce genre de projets ne se ferait plus.

Il cite encore l’action du PNR pour l’entretien d’une pelouse calcicole sur le village, l’édition de la plaquette «  Découvrons les villages du Parc » à laquelle il a participé, ou encore l’action du Parc en matière de préservation des bio-corridors.

Faire partie d’un PNR, c’est un énorme avantage pour la préservation de notre paysage et de notre patrimoine.