Interview de Guillaume DOUCHET

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

Bientôt 20 ans qu’il cultive en bio. 1,5 hectares. 1 700 m2 de tunnels.

- C’est petit mais suffisant. J’ai en ce moment (juin) une trentaine de variétés de tomates, des courgettes, du basilic, du persil, du fenouil, des salades, du radis, du melon, bref tout ce qui est possible en saison  ! Travailler avec la nature, c’est tellement évident, même si ça demande plus de travail.

Il a grandi ici, juste à côté de ce maraîchage, qu’il a repris en 1998. Sur ce bout de terre de la côte d’Opale, balayé par les vents, entre terres vallonnées et mer.

- Ici, la nature est superbe, on a l’avantage d’avoir la forêt, la campagne et la mer. Vivre sur un territoire de PNR, c’est rassurant car il préserve la nature qui nous entoure. Sinon nous deviendrions juste une zone agricole péri-urbaine.

Pas avare de transmission, Guillaume Douchet accueille régulièrement des stagiaires.

- Je suis heureux de transmettre ce que je sais. J’ai appris de mon voisin qui m’a cédé ses terres et de mon père qui avait ses techniques et son amour pour la terre. Quand j’ai commencé, nous étions considérés comme des marginaux, des farfelus, des babas-cool ! Les marchés se développent. Aujourd’hui, travailler en bio, c’est économiquement intéressant. Beaucoup de gens réfléchissent à une conversion. Dommage que ce ne soit pas par véritable conviction, mais c’est bien.

Depuis le premier trimestre 2016, le territoire du PNR des Caps et Marais d’Opale compte six producteurs convertis en agriculture biologique. Soit 22, au total, pour 1 % de la surface agricole totale... Un potentiel à développer, que le PNR s’attèle à faire valoir.