Interview de Christian PERNEY

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

Christian Perney fait partie de la grande famille des passionnés de la chasse à courre.

 - Mon père était exploitant forestier à Senlis, et veneur à l’équipage d’Halatte. Je l’accompagnais lorsqu’il allait voir ses coupes en forêt et je suivais les chasses certainement depuis le landau de ma mère !

La chasse à courre est pour lui un moment privilégié de communion avec la nature :

 - Ce mode de chasse ancestral laisse ses chances à l’animal. Je le pratique comme un loisir et il est très fort : contempler la forêt depuis son cheval, voir les ruses de l’animal, la meute les déjouer,  profiter d’une grande variété de paysages, cela me ressource.

Ce photographe à ses heures et auteur de plusieurs ouvrages consacrés au cerf et au chevreuil a choisi de s’impliquer :

 - Contempler, c’est un peu égoïste. Agir pour transmettre cette nature si sauvage à nos enfants, cela donne un sens. Membre de l’Association des amis du PNR Oise-Pays de France, il a également, pour la Société de vénerie, animé un collectif pour la défense des corridors écologiques en milieu forestier.

En réunissant différents acteurs ONF, ONCFS, PNR, chasseurs à tir ou à courre, écologistes, etc. Notre but était de sensibiliser les opérateurs en charge de la construction de grands axes de circulation à la nécessité de garantir une libre circulation des animaux sauvages.

Opérations qui ont conduit à la mise en place ou à l’entretien de giboducs, à Villers-Cotterêts, Versigny...

- Si le PNR n’existait pas, ce territoire deviendrait vite un no man’s land. Il y a beaucoup de sollicitations en matière d’immobilier, de tourisme, d’infrastructures routières. C’est bien pour le développement économique, moins bien pour la nature, et il est nécessaire de le maîtriser. Le PNR devrait s’étendre sur de nouvelles communes, c’est une excellente chose pour nos forêts et notre environnement.