Interview de Bernard STRUNC

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

Il est technicien opérationnel à l’ONF, même s’il tient à son ancienne appellation d’agent patrimonial.

- C’est le sens du métier : être responsable d’un patrimoine sur un territoire.

Son patrimoine, c’est la forêt de Marchiennes au cœur du parc naturel régional Scarpe-Escaut.

- Alors certes, ce n’est pas une nature naturelle, elle est guidée, accompagnée par l’homme. Mais c’est une belle forêt, qui a un cachet même si c’est un tout petit boyau de bois avec énormément de monde autour ! Elle fait forêt. Sur 800 ha, ce n’est pas grand mais ça m’impressionne.

Alors oui, son oeil de forestier voit derrière l’arbre la planche qu’il va faire.

- Mais si le but premier c’est de produire du bois de qualité, c’est aussi d’améliorer les peuplements, lui faire retrouver un équilibre pour qu’elle puisse perdurer. La forêt est vivante, il est parfois difficile de faire comprendre aux gens qu’il faut travailler dedans, opérer des coupes pour qu’elle se régénère.

Pur produit de la ville jusqu’à l’âge de 35 ans, la nature est pour Bernard Strunc, un berceau, qui nous accueille et nous permet de vivre. Et en même temps, la nature peut être agressive, elle n’a pas besoin de nous qui en sommes dépendants. Elle nous aura vus passer comme des bêtes un peu étranges car je crois que l’espèce humaine disparaîtra bien avant. Nous ne perdurerons pas si nous continuons à nous comporter ainsi.