Interview d'Alexandra LEFEBVRE

Extrait de la brochure ENRx "Les Parcs & Les relations Homme-Nature"

De Saint-Hilaire-sur-Helpe à Alexandra, il n’y a qu’un pas. Cette artiste a en effet donné aux écoliers du village le spectacle “Lorsque le vent souffle”, créé à la demande du PNR. Ou comment une chouette chevêche, un lérot et une pie-grièche - des espèces protégées en Avesnois - s’allient au lutin Mormal, roi de la forêt, pour sauver la chenille du papillon Petite Tortue, abritée dans leur pommier.

- Ma relation avec la nature est faite de plein de petits détails poétiques, pas forcément des grands discours écologiques. Je la vois comme une mère sacrée, parce que je lui reconnais un esprit. On est intrinsèquement liés à la terre, on a besoin d’elle. Je travaille la laine brute pour mes marionnettes. Je contemple la beauté de certains paysages avec vénération, avec émerveillement, l’animal étant vraiment le petit bout de nature que j’arrive à comprendre.

Et on ne peut pas aimer ce qu’on ne connaît pas.

J’apprends beaucoup au contact des gens du Parc : ne serait-ce que pour ce spectacle, j’ai travaillé sur des animaux dont je ne connaissais même pas le nom ! Leur travail est précieux au niveau pédagogique... comment se comporter dans la nature, observer, reconnaître le mal fait, les choses irrémédiables et celles qu’on peut encore enrayer...

Depuis février sur le territoire du Parc, on a créé un groupe Colibri. C’est en ce sens que je vois l’avenir.

Se sentir responsable pour retendre vers un équilibre avec la nature et au moins montrer l’exemple soi-même... et en faisant des choses simples et humbles.